Situação atual da olivicultura marroquina e perspetivas para o seu desenvolvimento 37 Production et rendements La production d’olives au niveau national est caractérisée par des fluctuations interannuelles importantes qui s’expliquent par l’effet conjugué de trois facteurs essentiels, à savoir : − Les techniques d’entretien non toujours adéquates ; − Les conditions climatiques, en particulier la pluviométrie ; − L’alternance, phénomène physiologique caractérisant l’olivier. Cette production est passée de 549 000 T/an sur la période 2003-2007 à 1,7 million Tonnes sur 2018-2022 (+200 %), avant de reculer à près de 1,03 million t sur 2022-2024 sous l’effet de la sécheresse. L’objectif fixé à l’horizon 2030 est de 3,5 Millions de tonnes. Cette évolution s’est traduite par une production d’huile d’olive oscillant entre 9.000 et 200.000 T/an durant la période 2014/15 et 2025/26, témoignant d’une variabilité suite aux contraintes climatiques. Quant à la production des olives de table issues du secteur industrielle, elle est passée de 88.000 T lors de la période 203-2007 à 128.000 T pour la période 2021-2025, soit une augmentation de 46 %. En ce qui concerne les rendements, il y a lieu de distinguer entre deux systèmes : − Le système en bour caractérisé par des rendements qui demeurent faibles et oscillent entre 1,2 et 2,0 T/Ha productif (lors des dix dernières campagnes) ; − Le système irrigué où les arbres reçoivent des irrigations pérennes ou d’appoint. Les rendements obtenus oscillent en moyenne entre 1,4 et 2,7 T/Ha productif (lors des dix dernières campagnes). Les rendements en système intensif peuvent atteindre jusqu’à 10 à 15 T/Ha. Destination de la production Globalement, la production nationale d’olive est acheminée à hauteur de 65 à 70 % à la trituration et 20 à 25 % à la conserverie. Les 10 % restants, constituent les pertes et l’autoconsommation. La trituration des olives se fait par un secteur moderne et semi-moderne composé de 928 unités, détenant une capacité globale de 1.906.000 T/an et un secteur traditionnel constitué d’environ 11.000 maâsras. Le fonctionnement de ces maâsras s’effectue, pour une grande partie, par intermittence en dépendant largement de l’importance des récoltes des olives. La conservation des olives est assurée par 75 unités modernes de conserverie des olives d’une capacité globale de 203.000 T/an et par des conserveries artisanales. Commercialisation Marché national : La production d’huile d’olive est principalement destinée au marché intérieur, environ 85 %, avec une prédominance du circuit informel. En année de forte production, les exportations peuvent porter sur une partie importante de celle-ci. En effet, l’huile d’olive a constitué le long de notre histoire, la source principale de nos besoins en huiles alimentaires. Ce n’est qu’à partir des années soixante, avec les changements des habitudes des ménages marocains, que la consommation de l’huile d’olive a commencé à fléchir en faveur d’une plus grande consommation d’huiles de graines. En effet, ces dernières représentent actuellement plus de 80 % de notre consommation en huiles alimentaires dont une grande partie est importée. Le marché des huiles d’olive reste libre et les prix connaissent des fluctuations d’une année à l’autre et ce, en fonction de la production. Quant aux olives de table, environ 70 % de la production issues des conserveries industrielles est exporté ; le reste est consommée localement. La majeure partie des olives de tables destinées au marché intérieur est obtenu au niveau des unités artisanales du secteur informel qui produisent annuellement environ 200.000 à 250.000 tonnes. La production d’olives de table écoulée sur le marché local se caractérise par une gamme diversifiée de produits : olives vertes, olives noires, olives tournantes, dénoyautées, confites, farcies,…etc. Quant à la production des olives de table issues du secteur industrielle, elle est passée de 88.000 T lors de la période 203-2007 à 128.000 T pour la période 2021-2025, soit une augmentation de 46 %. Figure n° 5 : Evolution de la production totale en olives fraiches (2002-2025) En ce qui concerne les rendements, il y a lieu de distinguer entre deux systèmes : - Le système en bour caractérisé par des rendements qui demeurent faibles et oscillent entre 1,2 et 2,0 T/Ha productif (lors des dix dernières campagnes) ; - Le système irrigué où les arbres reçoivent des irrigations pérennes ou d’appoint. Les rendements obtenus oscillent en moyenne entre 1,4 et 2,7 T/Ha productif (lors des dix dernières campagnes). Les rendements en système intensif peuvent atteindre jusqu’à 10 à 15 T/Ha. Destination de la production : Globalement, la production nationale d’olive est acheminée à hauteur de 65 à 70 % à la trituration et 20 à 25 % à la conserverie. Les 10 % restants, constituent les pertes et l’autoconsommation. La trituration des olives se fait par un secteur moderne et semi-moderne composé de 928 unités, détenant une capacité globale de 1.906.000 T/an et un secteur traditionnel constitué d’environ 11.000 maâsras. Le fonctionnement de ces maâsras s’effectue, pour une grande partie, par intermittence en dépendant largement de l’importance des récoltes des olives. La conservation des olives est assurée par 75 unités modernes de conserverie des olives d’une capacité globale de 203.000 T/an et par des conserveries artisanales. Commercialisation : • Marché national : La production d’huile d’olive est principalement destinée au marché intérieur, environ 85 %, avec une prédominance du circuit informel. En année de forte production, les exportations peuvent porter sur une partie importante de celle-ci. - 500 1 000 1 500 2 000 2 500 2002/2003 2003/2004 2004/2005 2005/2006 2006/2007 2007/2008 2008/2009 2009/2010 2010/2011 2011/2012 2012/2013 2013/2014 2014/2015 2015/2016 2016/2017 2017/2018 2018/2019 2019/2020 2020/2021 2021/2022 2022/2023 2023/2024 2024/2025 2025/2026 Production en 1.000 T Figure n° 5 – Evolution de la production totale en olives fraiches (2002-2025)
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